29ème concours des vins du Grand Auxerrois

Publié le : 11/11/2019 22:47:03
Catégories : Dégustation , Evènements

29ème concours des vins du Grand Auxerrois

Aujourd'hui, je suis membre du Jury de concours.

 C’est le très sympathique Romaric Petitjean, de Saint Bris, du domaine éponyme, quenous avions rencontré l'année dernière (voir l'article en cliquant ici), qui m’avait proposé de devenir jury pour certains concours lors d’une dégustation.

Il y a 10 jours, la Confrérie des 3 ceps, organisatrice du concours des vins du grand auxerrois, m’a contacté, afin de savoir si je pouvais me joindre au jury du concours.

Cette confrérie, née en 1965, symbolise les 3 communes fondatrices que sont Chitry le Fort (ou nous travaillons avec le domaine Edmond Chalmeau), Irancy (avec le domaine Richoux et Colinot) et St Bris le Vineux (avec le domaine Goisot et Petitjean). Depuis les autres communes importantes de l’Auxerrois se sont greffées à la confrérie, rayonnant jusqu’à Tonnerre et Vézelay.

J’arrive donc ce samedi 9 novembre 9h30, au lycée Vauban à Auxerre ; lycée qui forme au métier de la restauration, sommellerie comprise ; sans trop savoir à quoi m’attendre !

Je suis accueilli dans une salle, ou une dizaine de tables de 4 sont installées. On m’attribue une place, à laquelle mes voisins de table, vont m’expliquer le déroulement de la matinée (ce n’était pas leur première).

Cette année, nous sommes environ une cinquantaine de jurés et nous devons noter 212 échantillons de vin issus d'une cinquantaine de domaines de l'ensemble des appellations du Grand Auxerrois.

Les organisateurs  m’avertissent que l’on va m’attribuer une appellation à déguster. (moi qui pensait déguster les 212 !!!).  Le serveur  m’avertira, lors du premier service, du nom de celle-ci, puis il me fera goûter tous les échantillons de l’appellation. A chaque table de 4, il y a 4 appellations différentes, afin de ne pas subir d’influence.

Nous est fourni une fiche de dégustateur à remplir, ainsi qu’un glossaire qui permet de justifier nos choix, et donc nos notes.

Pour moi, ce sera les Côtes d’Auxerre blanc 2018, il y aura 18 échantillons. Je suis plutôt content, j’aurais pu tomber sur les Rosés comme mon voisin ou les Crémants. Des appellations beaucoup plus difficiles à juger pour moi, par manque de pratique.

 C’est parti, les 18 échantillons doivent être jugés en 1h15. C’est rapide.

Je conduis au retour, il faudra donc recracher ! Mais par habitude, je dois toujours avaler au moins une petite gorgée, afin d’apprécier le vin dans son entité, et pouvoir le juger.

Pour chaque vin, il faut regarder l’aspect visuel, noté sur 2, puis l’aspect olfactif en 2 étapes : 1er nez et second nez après aération dans le verre, noté sur 6. Après cela mise en bouche avec rétro-olfaction, puis j’avale, réfléchi à ma note sur 6, également.

L’impression générale sur 6 sera donnée après un dernier examen et une deuxième gorgée qui sera recrachée. Tout cela nous donne une note sur 20.

Et le serveur est déjà là avec le deuxième échantillon. Je sépare chaque vin d’une gorgée d’eau, pour remettre à nu, autant que possible, mon palais. Des rondelles de pain sont également à notre disposition afin d'éponger les quelques goulées que j'avale.

Les échantillons s’enchaînent, et je ne suis pas séduit par les vins. Je regarde donc un peu les notes de mes voisins, afin de voir s’ils sont aussi sévères.

L’appellation Côte d’Auxerre, est pourtant une AOC que j’apprécie habituellement. Est-ce une journée "sans", une journée où le palais n'est pas là aujourd'hui, je ne saurais le dire vraiment

J’ai beaucoup de mal, à mettre les vins au niveau des médailles :

De 13 à 15/20 : médaille de bronze

De 15 à 17/20 : médaille d’argent

Au dessus de 17/20 : médaille d’or

Le concours se termine, je demande à vérifier 3 échantillons afin d’être sûr de moi : celui qui m’a faire meilleure impression (confirmée), et les 2 les plus à la traine, qui vont remonter un peu après une bonne aération.

Résultat : une médaille d’or et quatre médailles de bronze sur 18 échantillons.

 

Mon jugement est peut-être sévère, mais les vins étaient d’une manière générale, mous, avec un manque de vivacité pour des Côtes d’Auxerre, qui sont généralement des vins dynamiques, voire acides, sans que cela soit péjoratif.

Dans un millésime comme 2018, certains vignerons ont peut-être un peu tardé à faire les vendanges, ce qui donne des vins sans trop de personnalité, avec des arômes de fleurs blanches et de fruits blancs et jaunes bien mûres.

Une fois la copie rendue, nous sommes attendus à l’extérieur, autour de quelques bouteilles des différents producteurs, et quelques amuse-bouches.

Puis un repas, préparé par Eric Gallet, du Bourgogne, restaurant auxerrois, nous est servi. Les mets servis sont délicieux, et peuvent toujours être accompagnés de vins des producteurs de la Confrérie

   

Une bonne expérience à renouveler.